Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le blog de Christian Limbertès

Photos Vidéos et écrits.

LE KILIMANDJARO

Tanzanie 2018


Lever de soleil sur le Kilimandjaro (Photo aérienne)

C'est le jour J. Un petit matin,j'atterris à l'aéroport de Kilimandjaro ( aéroport d'Arusha) .

Le passage de la douane est rendu difficile à cause du sac de crampons que je transporte pour l'agence.

Nous avons rendez-vous avec le guide qui nous donne des indications pour le trek du Kilimandjaro qui va s'étaler sur 7 jours. Ensuite nous partirons pour plusieurs safaris dans les parcs du nord de la Tanzanie.

La Tanzanie se trouve en Afrique de l'est au coeur du grand rift qui s'étend de la corne de l'Afrique jusqu'au Mozambique. 

La population de 57 millions d'habitants se compose d'au moins 120 groupes ethniques différents.

C'est un des pays les plus pauvres de la planète. Plus de la moité de la population vit sous le seuil ( moins de 1US $ par jour).

Le pays dépend largement de son agriculture, qui assure 50% du PIB et emploie 80 % de la main d'oeuvre nationale.

Cependant le pays en 2017  a affiché une croissance de 6,5 % et c'est la deuxième économie d'Afrique de l'est.

John Magufuli, le président de la Tanzanie s'est en novembre 2017, en Ouganda pour officialiser en personne le lancement du pipeline à 3,55 milliards de dollars qui doit transporter à travers son pays le pétrole ougandais vers l'océan Indien, via le port tanzanien de Tanga.

Jour 1 : Machame Gate - Machame Hut  (3050m)

Nous gravirons le Kilimandjaro par la voie Machame que nous avons atteint en véhicule. Au départ, il faut signer un registre et de nombreuses autres formalités sont nécessaires. 

La première étape va nous mener jusqu'à Machame Hut à travers la forêt équatoriale. Au début nous sommes accompagnés par des singes  bleus.

Les tentes sont presque déjà montées lorsque nous arrivons au camp où nous pouvons contempler le Mont Meru qui émerge de la mer de nuages

et le Kilimandjaro enveloppé dans son manteau blanc.

Dans la soirée, la France remportera la coupe du monde 2018 en Russie en battant la Croatie par 4 buts à 2. J' ai suivi la finale à la radio en langue swahili!

Jour 2 : lundi 16 juillet  Machame Hut- Shira Hut (3100 m)

Dans la zone du Kilimandjaro, on trouve une trentaine de volcans dont certains sont actifs (Lengaï, Mont Meru..;).

Le Mont Meru puis le plateau de Shira

Hans meyer et Ludwig Purtscheller ont réalisé la première ascension du Kilimandjaro en 1889.

Le Kilimandjaro est la réunion de trois stratovolcans qui forment un massif de 60 kilomètres de long sur 40 kilomètres de largeur et surmonté d'un vaste plateau s'élevant en moyenne à 4000 mètres d'altitude. 

Sur ce plateau se dressent trois volcans : Mawenzi , Kibo et Shira.

C'est sur ce dernier que nous escaladons par une pente raide au milieu de bruyères géantes et de sénéçons pouvant atteindre  une dizaine de mètres de haut.

Nous avons une belle vue sur le versant du Kibo.

 

 

Nous passons par un petit col puis nous descendons tranquillement jusqu'au plateau du volcan Shira.

 

Dans l'après- midi le guide nous présentera l'équipe de porteurs composée d'une douzaine de membres; Ils portent environ une vingtaine de kilos, arrivent à l'avance pour préparer le camp et préparer la cuisine.

Pendant sept jours, ils effectuent un travail énorme. Sans eux il est impossible d'effectuer le trek.

Mardi 17 juillet : Shira Hut Lava Tower (4637 m) - Barranco Hut (3950 m)

De Shira hut le sentier s'élève progressivement dans les champs de lave.Le sol atteste de la nature volcanique. Au loin on peut apercevoir le Mont Meru. Le Shira  a été actif il y a 750000 ans. L'activité du Mawenzi remonte à 500000 ans alors que le Kibo s'est manifesté il  y a 150000 ans formant  le cratère sommital du Kibo et de nombreux cônes stromboliens.

Une source sous-jacente de chaleur persiste sous le Kibo témoignant de l'activité du volcan; d'ailleurs des fumerolles  s'échappent du cratère.                 A 4600 m, nous découvrons le site de Lava Tower, tour de lave d'une centaine de mètres de haut, située au pied de la voie technique de la Western Breach.

Puis nous descendons vers la vallée de Barranco, le long d'anciennes coulées de lave, parsemées de sénéçons et de lobelies géants.

Le camp Barranco est construit en terrasses  La falaise de Barranco  nous fait face et promet une bonne heure d'effort pour la vaincre demain matin.

 

Mercredi 18 juillet : Barranco Hut (3950m) - Karanga camp (4033m)

Nous commençons l'ascension de la falaise de Barranco en début de matinée. Déjà les caravanes sont à l'arrêt au milieu des terrasses dans lesquelles il faut s'élever en utilisant les bras. A bout de souffle, on devance quelques groupes qui se reposent entre deux escalades.

Pour éviter les embouteillages des porteurs font des détours périlleux. Comme une colonne de fourmis, les hommes avancent sur un rythme régulier.

Puis nous arrivons à un col avec une vue magnifique du Kilimandjaro. Nous suivons pendant une partie de la journée le Kibo south circuit, sorte de sentier balcon qui contourne les pentes sud du Kili, à une altitude de 4200 mètres.

Le cheminement est facile puis une descente raide nous mène à un talweg où l'eau ruisselle. Ce sera le dernier point d'eau avant le sommet.

Enfin, alors que je croise de nombreux porteurs rebroussant chemin pour récupérer de l'eau, le chemin se redresse avant d'arriver à Karanga camp.

Ici, nous nous arrêterons pour passer la nuit. Mais d'autres randonneurs continueront leur chemin jusqu'à Barafu réalisant le trek en six jours. Pour certains c'est un effort de trop. Ils doivent abandonner.

Chaque année 25000 personnes tentent de gravir le toit de l'Afrique. A lui tout seul le Kilimandjaro rapporte plus en droits d'entrée que l'ensemble des autres parcs de Tanzanie.

En juillet et août, il fait plus froid. Les meilleurs mois pour l'ascension sont janvier, février, mars et  septembre. Durant la saison des pluies, les guides et les porteurs sont en vacances.

On peut faire l'ascension fin décembre pour arriver le jour de l'an au sommet, mais on s'expose aussi aux orages à cette époque de l'année.

L'atmosphère de Karanga est très minérale et désertique.

JEUDI 19 JUILLET ; KARANGA CAMP- BARAFU CAMP (4600 m)

Nous poursuivons  notre chemin dans un paysage  volcanique  particulièrement désolé.

Cette étape très courte nous amène au camp de Barafu en moins de trois heures.

Nous avons un beau point de vue sur la voie du Kili et le Mawenzi qui culmunine à 5149 mètres d'altitude.

 

"Naissance du Mawenzi

Le début de cet événement remonte à entre 1,1 et 0,7 million d'années. Il résulte de la migration vers l'est12, au niveau de l'ancienne dorsale de Kilema, de l'activité volcanique. Celle-ci s'avère relativement faible mais continue et se déroule en deux étapes principales. Dans un premier temps, le Mawenzi connaît des intrusions basaltiques dont la structure est appelée Neumann Tower ainsi que des extrusions fines de trachy-basalteset de trachy-andésite qui forment des cônes et des necks érodés : South Peak, Pinnacle Col et Purtscheller Peak. L'érosion post-volcanique est très importante et, en raison de la finesse des matériaux (tufs, cendres), le relief prend un aspect chaotique, très déchiqueté, laissant émerger des sills. Dans un second temps, vers 0,6 à 0,5 million d'années avant notre ère, une ou plusieurs nuées ardentes éventrent le rebord nord-est de la caldeira de 65 kilomètres de diamètre. Un volcanisme de type péléen se met en place avec des émissions de pyroclastites et des lahars dont on retrouve les traces jusqu'au Kenya. À la fin de ces éruptions, le Mawenzi est soumis à une seconde érosion du fait de l'englacement de la montagne24. " (Wikipedia)

Nous allons préparer nos sac pour la journée du sommet.

VENDREDI 20 JUILLET : L'ASCENSION DU KILIMANDJARO

Ce matin réveil à une heure du matin, le cuisinier s'approche de la la tente et m'appelle pour prendre le café et prépare les gourdes. Je glissse mes gourdes à l'intérieur du sac pour éviter qu'elles gèlent.

J'ai mis quatre couches de vêtements et  un collant de ski de fond, un pantalon goretex et un sur-pantalon aux jambes,mais très vite j'ai trop chaud.

Je range le pull et le sur-pantalon dans le sac. Je me mets en dernière position du groupe. Derrière moi, un porteur et un guide ferment la marche.

Nous passons à côté d'un camp situé plus haut que le nôtre. Au-dessus de nous luisent les nombreuses lampes frontales qui s'égrènent dans le cheminement de la nuit tanzanienne.

Plus haut nous croisons des personnes accompagnées par leurs guides qui redescendent abandonnant tout espoir de vaincre le sommet. 

Nous trouvons les premières neiges faciles à remonter; le soleil commence à poindre à l'horizon. Le Mawenzi reste dans l'ombre alors qu'une dernière pente permet d'accéder à Stella Point. Là je retrouve un couple de canadiens qui est a déjà effectuer l'ascension.

Arrivé à Stella point, il faut un certain temps pour récupérer. Si hier ma saturation d'oxygène était relativement bonne, ici elle tourne autour de 75% et elle ne remontera  pas. En attendant je profite de jolis points de vue sur la caldeira et l'arête finale.

Le groupe se reforme. Le guide nous aide à mettre les crampons. 

Le pas lent, les crampons adhérant à la glace dans un chemin bien tracé je poursuis avec une idée, atteindre le point culminant.

Nous longeons le glacier et enfin le toit de   l' Afrique.

Il est 8 heures 30 lorsque je peux savourer cet instant.

Mais les maux de tête m'assaillent. Une demi-heure plus tard nous redescendons tranquillement tandis que d'autres groupes attaquent la dernière partie de l'ascension.

Je redescend tranquillement afin de soulager mes genoux; A l'approche du camp, les porteurs nous attendent pour  prendre notre sac à dos.

Après avoir rangés nos sacs, et  le repas pris nous entamons la descente d'abord dans les champs de lave, la forêt de bruyères géantes et le camp de Mwenka que nous atteignons à la nuit tombée.

Le lendemain matin, nous remercions nos porteurs qui nous interprètent la chanson du Kilimandjaro.

Après le partage des pourboires (200 euros par personne), nous filons en quelques heures vers la porte Mwenka où l'on peut partager une bière bien méritée. Nous lavons nos chaussures et nous montons dans le bus pour retrouver la civilisation.

A l'hôtel quel plaisir de prendre une douche, même si nous avons eu plusieurs bassines d'eau chaude.

Afin je range le fameux diplôme du Kilimandjaro dans une pochette.Demain nous partons en safari. Un autre voyage commence.

 

 

 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Sebastien PEROT 02/12/2019 22:34

Bonjour,
Je projette cette belle ascension... avec quel agence êtes vous partis ?
Cordialement,
Sébastien